AUTOPORTRAIT D'UN TERRITOIRE

Résidence territoriale / 2020-21

COMMANDITAIRES Act’Art 77, la Communauté d’Agglomération de Coulommiers Pays de Brie et la DRAC Île-de-France.  
PUBLICS CIBLÉS tous publics.
DURÉE 16 semaines.

_
L'objectif de cette résidence : créer un grand récit collectif du territoire par les habitants eux-mêmes.

 

Nous leur avons donc proposé de faire de leur territoire la star de l’histoire de l’art.

Car si Coulommiers Pays de Brie a été une réelle source d’inspiration pour les artistes (comme André Planson ou Samuel Beckett), le projet a consisté à  "pousser le bouchon" en imaginant le territoire comme LE lieu incontournable pour les artistes d’hier et d’aujourd’hui. 


Ainsi, au fil des ateliers, les habitants ont été  invités à fabriquer eux-mêmes les preuves de ce rayonnement de Coulommiers Pays de Brie en racontant comment, dans le lointain passé et dans la période contemporaine, le territoire a été une source d’inspiration essentielle pour les artistes du monde entier. 

____
PAYSAGES DE LA BRIE DANS L'HISTOIRE DE L'ART

Tous publics.

Les bords de Marne ont inspiré de nombreux peintres de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, qu’ils soient issus du territoire comme André Planson ou qu’ils viennent d’ailleurs.

Ce que l’on sait moins, c’est que les paysages du territoire figurent sur bien d’autres chefs d’œuvre de l’histoire de l’art… Mais seuls des yeux aguerris ont su les reconnaître ! 


Pour cet atelier, nous avons apporté une profusion de reproductions d’œuvres d’art, où figurent rivières, ponts, moulins, paysages agricoles, etc. Les participants à l’atelier ont cherché à y reconnaître des endroits précis de leur territoire, avec beaucoup d’humour et de second degré.

 
 
____
LE BRIE DANS L'ART CONTEMPORAIN

Classe d'étudiants du lycée agricole La Bretonnière (Chailly-en-Brie).

"Et si le fromage de brie devenait la matière première favorite des artistes contemporains ?"

 

C’est le pari qu’ont fait les élèves d’une classe du lycée agricole de la Bretonnière, en imaginant des œuvres prenant ce fromage emblématique pour sujet ou pour matière. Œuvres éphémères, monumentales, peinture au brie….toutes les formes possibles et imaginables ont été explorées par les jeunes. 

 

Après avoir esquissé leurs projet, ils se sont également livrés à un travail d’écriture : se glissant dans la peau de critiques d’art, ils ont écrit de courts textes dithyrambiques autour des œuvres qu’ils ont imaginées. 

D’ailleurs, chacune des œuvres imaginées a également été présentée à la galerie voisine : la Galleria Continua. Les dirigeants de la galerie se sont rendus complices du projet, en témoignant de l’inscription certaine de ces projets dans le marché de l’art mondial.

 
____
LE VOL DU CENTRE DU MONDE

Réalisation d'un film.

Classe du lycée Samuel Beckett, à La Ferté-sous-Jouarre.

Le projet de cet atelier : réaliser un remake (sous forme de bande annonce) de la célèbre série Netflix "La Casa de Papel". Dans cette fiction, une bande de braqueurs portant un masque de Salvador Dali s’attaquent à la fabrique de la monnaie espagnole.

 

Nous avons donc proposé à une classe de lycéens d'imaginer un scénario où il est question d’un braquage un peu plus fantasque et tout à fait spectaculaire : celui du Centre du mondeDali l’a localisé à la gare de Perpignan, se l’est en quelque sorte accaparé, au détriment d’autres territoires…

 

Les lycéens ont donc  imaginé le scénario permettant de dérober cet objet un peu particulier… et la manière de le faire transiter discrètement jusque chez eux, sur le territoire de Coulommiers Pays de Brie.  Cette histoire a ensuite donné lieu au tournage d’un film de 5min : LA GARE DE PAPIER.

 
____
LES GÉOGLYPHES D'AULNOY

Atelier 50% feutre, 50% landart.

Adolescents de l'Institut médico-éducatif d'Aulnoy.

Pour cet atelier, nous avons proposé aux jeunes de l’Institut Médico-Éducatif d’Aulnoy de partir à la découverte d’œuvres que nos lointains ancêtres auraient pu laisser : des géoglyphes, immenses dessins tracés dans les paysages et visibles uniquement depuis le ciel.

Avec la complicité d’un agriculteur de la commune, nous avons effectivement réalisé un géoglyphe, et les jeunes sont partis à sa recherche à l’occasion d’une balade. Nous étions alors accompagnés d’un drone, qui nous a permis de prendre des images de ce dessin géant.

A la suite de cette balade, les jeunes ont poursuivi le travail engagé : ils ont esquissé des projets de dessins, dans des cases figurant les parcelles agricoles entourant le village. Objectif : recouvrir l’intégralité de leur territoire de dessins visibles depuis le ciel.